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Corentin - PVT en Nouvelle-Zélande

Corentin est parti en Nouvelle-Zélande grâce au Permis Vacances Travail (PVT). Découvrez son expérience.

Peux-tu te présenter ?

Je m’appelle Corentin, j’ai 26 ans et je suis développeur en informatique. Dans le cadre de mes études, j’ai réalisé un stage de 6 mois au Canada. À mon retour, j’ai travaillé durant 2 ans avant de vouloir repartir à nouveau, cette fois en Nouvelle Zélande avec le Permis Vacances Travail.

Pourquoi ce choix ? Quels étaient tes objectifs ?

Je souhaitais découvrir une nouvelle culture, dans un pays anglophone pour que je puisse y travailler et profiter de la qualité de vie néo-zélandaise qui a très bonne réputation. De plus, la facilité administrative grâce aux accords entre la France et la Nouvelle-Zélande permet aux jeunes d’obtenir un visa rapidement et de travailler durant 12 mois. Cela a donc également contribué à ma décision. L’idée était de travailler en Nouvelle-Zélande durant 1 an puis de voyager en van durant 3 mois avec une pause entre les deux afin de passer sur un visa touriste.

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Comment as-tu monté ce projet ?

Ce projet a été mûri environ 8 mois à l’avance. Je me suis renseigné sur le visa, la destination, la vie sur place, les économies à prévoir, grâce aux témoignages de mes amis ou des dossiers sur le site internet Pvtistes.
Je suis parti avec un budget de 2500 euros (plus billet d’avion aller et assurance) et ce budget était parfait car il m’a permis de tenir durant 2 mois avant de trouver un travail sur place. J’ai décidé de m’installer dans la capitale, Wellington, qui offre un cadre de vie exceptionnel. C’est une ville en bord de mer et à taille humaine.
J’ai contracté une assurance aussi en me renseignant via le comparateur de pvtistes.net afin d ’être couvert durant toute la durée de mon PVT notamment pour les frais médicaux, le rapatriement etc...Cette assurance est obligatoire.
Avant de partir, j’ai préparé mon CV en anglais et regardé rapidement les entreprises susceptibles de m’intéresser. J’ai également demandé à mon employeur de me préparer une lettre de recommandation en anglais pour accompagner mes futures candidatures. Au début j’étais dans l’optique de trouver un emploi avant
de partir mais je me suis vite rendu compte que c’était plus simple de trouver un travail sur place.
De plus, avant de quitter la France, j’ai consulté les groupes Facebook locaux pour trouver un logement et un étudiant m’a proposé une chambre en sous-location pour l’été, ce qui est très commun là-bas. À l’arrivée, la chambre ne correspondait pas du tout à mes attentes et l’endroit était non meublé contrairement à l’annonce
alors j’y ai passé seulement une nuit. Je conseille aux voyageurs de plutôt se réserver une chambre via les Auberges de jeunesses ou Air Bnb et de faire des recherches de collocations sur place. Le site trade.me propose
de nombreuses annonces et correspond plus ou moins au « bon coin » que l’on a en France.

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Comment était la vie sur place ?

Concernant le transport, j’ai pris un avion direction Melbourne, en passant par Dubaï, afin de rendre visite à une amie et faire une pause sur ce très long trajet. Puis direction Wellington. Pour la nourriture, si vous souhaitez manger à la française cela coûte un bras, l’alcool est aussi très cher. Je faisais mes courses au supermarché toutes les semaines. Au début, les prix paraissent élevés, mais le niveau de vie est différent de la France et donc les salaires aussi.
Concernant le travail, j’ai trouvé un emploi au bout de 2 mois car je suis arrivé à la période creuse soit juste avant les vacances scolaires d’été en NZ qui sont à l’inverse de la France, du 15 décembre au 15 janvier. Il y avait donc peu d’activité. De plus, il est vrai qu’avec un PVT, certains recruteurs peuvent être réticents à employer des étrangers sur des métiers qualifiés, certaines offres ne sont accessibles qu’aux résidents permanents. Par contre pour les petits boulots, aucun souci pour en trouver, il y a beaucoup d’offres et de bons plans qui s’échangent entre backpackers. Pour ma part, j’ai répondu à quelques offres de jobs et j’ai été recruté dans une petite entreprise, en même temps qu’une autre jeune française originaire de Nantes, afin d’assurer un poste de développeur informatique. J’y ai travaillé durant 10 mois puis j’ai quitté le territoire car mon PVT n’étais plus valide, pour profiter de vacances en Polynésie avant de revenir en Nouvelle-Zélande pour 3 mois comme touriste et voyager à travers le pays en van aménagé.
Le van avait été acheté en hiver (les prix étant moins chers hors saison), à deux voyageuses françaises et je l’ai revendu à une bretonne avant de partir. Ça se fait très bien aussi, il existe de nombreuses annonces d’achat et vente de vans via les groupes Facebook, le plus souvent entre Français ou Allemands. J’ai donc pu découvrir le pays en parcourant les deux îles.
De part mon expérience, je peux dire que les Néo-zélandais sont très sympathiques et accueillants. À peine sorti de l’aéroport le jour de mon arrivée, à la recherche d’un bus pour rejoindre la location, une Néo-zélandaise nous a remarqués avec nos affaires et nous a proposés de nous déposer avec sa voiture au pied de la maison.
En NZ, il y a une faible densité de population ce qui est agréable, pour profiter des terrasses en heures de pointe, par exemple ! On n’est pas les uns sur les autres. Ma principale difficulté, selon moi, l’accent est assez fort et difficile à comprendre au début. Notamment sur la prononciation de certaines lettres.

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Les aspects positifs d’une telle expérience ?

Amélioration de mon anglais, découverte d’un environnement de travail différent, de nouveaux amis, une expérience à ajouter sur le CV. Super voyage !

Les aspects les plus négatifs ?

L’éloignement géographique de la famille, manquer les événements importants.
Le décalage horaire donc il était très difficile de suivre le football français ahah , j’ai tout de même pu assister à la finale de la Coupe du Monde diffusée dans un cinéma, un lundi à 3h du matin.

As-tu des conseils à donner à des jeunes qui souhaiteraient partir ?

Si vous comptez travailler dans votre domaine de prédilection sur place, je vous conseille d’avoir au moins deux ans d’expérience en France avant. Sur place, faire de la collocation, ce qui est très pratique pour rencontrer du monde et se faire des amis. Si vous souhaitez pratiquer l’anglais, privilégiez une collocation internationale !
Vous pouvez aussi vous engager dans des associations locales, pour développer son réseau. Pour ma part, j’ai été bénévole pour deux événements à l’Alliance Française de Wellington.

Mise à jour mercredi 15 avril 2020, par Volontaire BIJ